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 Tales of the Tempest :

Tales of the Tempest est un opus "révolutionnaire" de la série puisque pionnier de la console portable à deux écrans. Plutôt mal accueilli par les critiques au Japon sur de nombreux points, je vais tenter de vous prouver que cet opus n'est pas à oublier, au contraire.

Graphismes : 14/20

Les graphismes de Tempest constituent l'un des points noirs du jeu si l'on en croit les critiques des différents joueurs. Mais qu'en est-il vraiment ?
La console concernée est la Nintendo DS, assimilable à une Nintendo 64 ; Namco en a profité pour utiliser une 3D, ce qui n'était pas une mauvaise idée sur le papier, au lieu d'une 2D qui aurait été préférable. Le résultat n'est pas exécrable, mais l'exploitation n'est pas optimale, dommage. Concernant la carte du monde, on peut considérer que, bien que souvent vaste et vide, comparée à celle d'autres opus, Namco a fait un bon effort ; on est loin des carrés grossiers de Tales of Destiny premier du nom par exemple ! Concernant les animations de combat, on peut considérer que c'est insuffisant : les animations des sorts les plus puissants de l'opus (Indignation...) n'ont visiblement pas nécessité beaucoup plus de temps à être créée que celles des sorts mineurs. Cependant, niveau graphismes de combat, les sprites des personnages ne sont pas trop moches, encore moins pour les nostalgiques des graphismes de N64 ; de plus, je trouve que les sortes de "Hi-Ougi" des personnages attaquants sont présentés de façon plutôt attirante (l'écran s'assombrit dans des tons violets). A rajouter que, comme dans tout Tales of qui se respecte, une cinématique en dessins animés de qualité démarre le jeu !


1. Le jeune Caïus dans la cinématique d'introduction
2. Nostalgique ?


Scénario : 15/20

Le scénario est assez original et m'a un peu fait penser à celui de Tales of Destiny étant donné qu'il y a un parallèle établit entre les éléments du présent et une guerre du passé. Ici, une race de loups-garou a été persécutée durant des années par les hommes en général, leur nombre diminuant considérablement. Puis, plus tard, le village du jeune Caïus sera attaqué par des monstres, et c'est alors que l'on découvrira que ce jeune homme est un descendant de cette espèce lycanthrope. Il sera alors chassé de son village, et partira sur la trace de ses origines. Durant son périple, le jeune Caïus découvrira de sombres intentions contre les rescapés de son espèce, et tentera de les enrayer. Heureusement, notre jeune héros rencontrera quelques alliés, comme les très charismatiques Tilkis et Forest !


1. Notre jeune héros lycanthrope
2. Un duo bien sympathique : Tilkis à droite et Forest à gauche


Gameplay : 15/20

On aurait pu s'attendre à ce que les fonctions de la DS soient très utiles pour rajouter un peu de piment au jeu. Cependant, ce n'est pas vraiment le cas :
Le styler peut servir à diriger le personnage, mais cela devient vite assez barbant ; sinon, il peut servir à résoudre une unique énigme dans le jeu avec des puzzles, même si, ici aussi, on revient vite à notre bonne vieille croix directionnelle...
Une très bonne idée a été insérée : cuisiner grâce au styler. Ainsi, pou préparer telle ou telle recette, il faudra esquisser certains mouvements pour la réussir.
Enfin, l'un des autres avantages de la DS est le mode WIFI. Dans Tales of the Tempest, il permettra à plusieurs personnages issus de différentes cartouches de participer ensemble à certains combats. Dans le même genre, un système de password permet d'entrer des mots de passe récoltables dans le jeu ou sur internet ; ceux-ci permettent d'obtenir des objets ou des titres.
En bref, on aurait pu s'attendre à mieux venant de cette console, sachant qu'on peut ajouter à cela le fait que le double écran est inutile.

Les combats, eux, sont soumis à la bonne vieille règle du "3-on-3 Linear Motion Battle System" déjà utilisé dans Tales of Rebirth. C'est à dire que outre le système "A-RPG en temps réel" (LMBS), la zone de combat est composée de trois axes horizontaux parallèles pour donner de la profondeur aux combats. Les combattants peuvent passer d'une ligne à l'autre pour, par exemple, éviter un coup ou se placer dans le dos d'un ennemi. Sinon, comme auparavant, vous pouvez assimiler vos techniques spéciales au bouton B auquel il faudra combiner une direction pour sortir une technique spéciale.
De plus, comme dans Tales of Destiny 2, nos attaquants peuvent combiner des techniques pour en créer de plus puissantes. Par exemple, 3 Majinken donneront un Majin Rengazan.

Les innovations au niveau du gameplay sont les suivantes : notre personnage principal, Caïus, a la faculté, lorsqu'il est en danger, de se transformer en loup-garou, ce qui décuple considérablement sa force, bien que le coup en TP soit plutôt élevé.
Il est possible, via un objet, de monter un camp sur la carte du monde pour assister à une scène entre les protagonistes ; cela a pour but d'observer d'avantage les relations entre les personnages.


1. La transformation de Caïus
2. Cela vous rappellera surement Tales of Rebirth


Durée de vie : 13/20

L'un des points faibles du jeu. Sans comprendre forcément le Japonais, il est aisément finissable en une ou deux dizaines d'heures. Et ce, pour une raison très simple, c'est que, la plupart du temps, il suffit d'arriver dans un lieu pour déclencher une scène ; nous ne sommes jamais livrés à nous-même, donc on gagne du temps.
Cependant, il existe quelques quêtes annexes dans ce jeu, et même l'ouverture d'un donjon caché juste avant la fin du jeu.
Tales of the Tempest ne propose pas, malheureusement, de partie + comme dans de nombreux opus précédents...

Bande son / Bruitages : 16/20

Ce point constitue l'un des points forts du jeu. Tout d'abord, celui-ci commence par une belle cinématique, comme je l'ai dit plus haut, et, comme souvent, une sublime musique japonaise l'agrémente. Nous avons donc ici le droit au titre "VS" de Misono.
Pour ce qui est des musiques du jeu en lui-même, elles sont vraiment bonnes, sans avoir quelque chose d'exceptionnel pour autant.
A noter que, comme souvent, les personnages crient le nom d'une technique avant de l'utiliser ou remercient un camarade (lors de l'utilisation d'un objet de soin par exemple).
Malheureusement, les scènes du jeu ne sont pas doublées...

En bref : 13,5/20

Somme toute, je rejoins l'avis du magazine Japonais Famitsu (28/40). Tales of the Tempest est un bon jeu, mais pas exceptionnel, qualifiés par de nombreux fans de la série comme un "sous Tales". Sa durée de vie est vraiment trop basse, et ses animations vraiment déplorables...
A part ces deux points, le jeu paraît posséder, à la base, un bon potentiel, mais il est inexploité, dommage. A préconiser plutôt aux fans de Tales of qu'aux fans de jeux de rôle.

Review réalisée par Leon