Test de Tales of Phantasia (Snes)
En 1995 était lancée la magnifique saga des Tales of, et ce d'une bien belle manière. En effet, l'opus Phantasia est vraiment un épisode phare de la série, et peut-être tout simplement le meilleur.
Pour pouvoir se faire un avis sur la question, il faut tout d'abord se replacer dans le contexte : à l'époque, Chrono Trigger et Secret of Mana restent en pôle position des meilleurs jeux de Super Famicon (la console que nous connaissons plus sous le nom de Super Nintendo pour ceux qui ne savent pas).
C'est ce moment que Namco choisit pour lancer son premier bijou. Pari risqué ! Mais le jeu fait mouche et devient rapidement également l'un des meilleurs jeux de la console, dépassant même les deux autres jeux pourtant qualifiables de mythes. En effet, les atouts de ToP sont vastes, et très novateurs pour l'époque.
Graphismes : 18/20
Tout d'abord, niveau graphismes, il était plutôt difficile de pousser davantage les limites de la Snes. Si vous avez joué à Chrono Trigger ou à Secret of Mana, vous serez d'accord avec moi pour dire que les graphismes étaient déjà très avancés pour l'époque.
Là où Namco a fait fort, c'est que la firme a réussi à égaler les meilleurs graphismes réalisés dès lors en proposant de très beaux paysages et personnages. Surtout dans les combats, où les personnages apparaissent presque en 3D.
C'est très agréable !

1. Des combats plaisants pour les yeux
2. De sublimes payasages
Scénario : 19/20
Autre élément faisant la grandeur de Tales of Phantasia, c'est son scénario. A l'apparence banale, il cache en réalité très bien son jeu, et vous surprendra plus d'une fois grâce à ses rebondissements.
Tout commence dix ans avant l'époque du jeu. Un groupe d'aventuriers vient à bout d'un démon nommé Dhaos et l'enferme grâce à un sortilège. Et pour pouvoir briser ce sortilège, une clef est requise. Clé qui, après de nombreuses années se retrouve... entre les mains du héros !
C'est alors que le jeu commence : vous incarnez Cless, un jeune épéiste, qui vit tranquillement dans son village, Toltus ; jusqu'à ce qu'un jour un être maléfique aux sombres desseins décide de s'emparer de la clé pour libérer Dhaos...
Le scénario paraît simple comme ça, mais je ne vous ai donné que le début pour ne pas vous gâcher le jeu ; donc ne vous inquiétez pas, il est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît !

1. Le redoutable Dhaos
Gameplay : 20/20
Mettons désormais un point d'honneur sur les combats. Ils sont vraiment réussis !
Au début, quand on débute et que vient le premier combat, l'écran devient noir comme dans tout RPG. Mais là où est la différence, c'est que ToP est un A-RPG. Eh oui ! Suivant un système de combat inédit nommé linear motion battle system, vous dirigez votre personnage de droite à gauche et guidez ses mouvements (attaque, saut, défense, magie...) comme dans un jeu de combat. Et il n'y a pas de soucis à se faire concernant les autres personnages, puisque l'AI s'en chargera pour vous.
Par contre, l'AI ne fait pas toujours ce que le joueur veut de tel ou tel personnage (ce qui est normal), mais sachez que vous pouvez toujours choisir manuellement les compétences que vous souhaitez qu'un personnage effectue.
Ce qui nous marque aussi dans les combats, c'est leur dynamisme. Dynamisme rendu comme tel grâce au système de combat décrit plus haut, mais aussi, innovation remarquable, par les sons. Attention, je ne parle pas des bruits de coups ou de pas, mais des voix des personnages. Ca paraît banal maintenant, mais à l'époque c'était inédit ! Imaginez votre invocateur en combat invoquer en criant le nom d'une invocation. Ca rend un combat beaucoup plus vivant !
Autre élément réaliste des combats, c'est que l'habillage de vos persos change en fonction de l'équipement que vous lui aurez remis. Mine de rien, c'est aussi un élément qui rend un jeu vivant.
Ce n'est qu'un aperçu de toutes les nouveautés qu'offre cet opus, mais il y a de nombreuses autres innovations, comme un combat dans les airs sur le dos du mythique Pégase...
Pour toutes ces innovations (Phantasia est le premier épisode de la série des Tales of), il vaut bien la note maximale pour son gameplay.

1. Des boss souvent redoutables
Durée de vie : 15/20
Cette petite histoire de Namco devrait vous faire jouer pendant bien 30 heures si vous êtes un joueur "normal" (n'y voyez rien d'insultant là-dedans). Mais il n'est pas impossible que vous le finissiez plus rapidement.
Il y a dans ToP, comme dans tout bon RPG qui se respecte, une dose de quêtes annexes. Ici, elles sont nombreuses et devront vous faire passer un peu plus de temps que prévu devant votre écran.
Bande son / bruitages : 17/20
Nous en venons enfin à la bande son. Celle-ci est à l'image du jeu, c'est à dire très belle et prenante. En effet, elle place le joueur bien dans l'ambiance, en proposant les musiques adéquates aux situations du jeu. Notons de nouveau la présence pendant les combats de voix, ce qui nous fait bien fusionner avec les héros.
L'opus marche tellement bien que Namco le rééditera plusieurs fois dans le futur. Outre la version Snes, nous décomptons en effet une version Playstation (sortie en 98 uniquement au Japon) et une version GBA, que vous devez plus connaître pusqu'elle est sortie en Europe. Une version PSP devrait également sortir en 2006.
Que dire de ces remakes ? Tout d'abord qu'il n'y a pas de grandes différences entre les trois puisque la structure du tout premier essai a été en grande partie conservée. On note surtout, à l'instar de la version Snes, un sixième personnage dans les deux versions modernes. De plus, en combat, Cless peut désormais frapper vers le haut au corps à corps, source de nombreuses prises de tête sur Super Famicon contre les ennemis volants.
Notons également que dans ces deux remakes les graphismes des personnages en combat ont changé. Namco a en effet opté pour des personnages beaucoup plus mignons, mais cela n'est peut-être pas une si bonne idée ; cela fait un tant soit peu perdre l'esprit du jeu (enfin chacun voit cette modification comme il veut)...

1. LE remake de GBA...
En bref : 17/20
Un jeu sublime qui est à coup sûr l'un des meilleurs jeux de Super Famicon. C'est une honte pour un vrai fan de RPG de n'avoir pas testé ToP. Un tel must était réellement annonciateur des prouesses qu'allait réaliser Namco dans le futur.