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 Les tests de Shadow ! :

 
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AuteurMessage
ShadowYuri

Posté le 02/01/11 à 01:28


Pour ceux que ça intéresse et qui veulent éventuellement en discuter, j'ai fait un petit récap' des RPG 2010 que j'ai faits (Edgeworth is there, of course ^^).

Bilan 2010
 
Fisico

Posté le 02/01/11 à 01:30


Déjà vu, j'approuve pour ce que je connais. (et j'ai posté un troll comm de GS 3 sur Legendra si t'as envie de rire ->)
 
ShadowYuri

Posté le 02/01/11 à 01:37


C'est où ?
 
Fisico

Posté le 02/01/11 à 12:55


Sur la fiche du jeu, commentaires.
En fait je suis en panne d'inspiration pour écrire quelque chose de pas trop négatif, alors j'évacue toutes les mauvaises idées que j'ai avant de m'y mettre.
 
ShadowYuri

Posté le 02/01/11 à 15:01


Effectivement c'est bien amusant ^^
Et je vois que je ne suis pas le seul à être surpris de toutes ces villes apparues miraculeusement avec le Golden Sun xD

Sinon je me demandais pour Haru, Spoiler ~ Cliquez pour afficher le contenu
tu penses que ce serait Alex son père ?
J'ai effectivement noté cette allusion faite pendant le jeu, et comme par hasard complètement oubliée par la suite (on ne me fera pas croire que c'était volontaire, le développement a simplement été hâté pur les fêtes, je suis bien d'accord).
 
Fisico

Posté le 02/01/11 à 16:22


Trent le dit clairement
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Haru est de la famille de Sofia, donc par extension le fils du cousin de Sofia : Alex
Avant, le doute était permis entre Piers et Alex mais ce n'est plus le cas après cette discussion.



Le passage ou Robin se souvient soudainement de l'existence de sa soeur était assez cocasse également.
 
ShadowYuri

Posté le 02/01/11 à 18:58


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Merci pour la précision, parce que j'avais bien relevé les paroles de Trent, mais je ne me souvenais pas du tout du lien entre Alex et Sofia Oo J'ai toujours cru qu'ils étaient juste amis... Maintenant quand j'y pense c'est vrai qu'ils appartiennent tous deux au clan de Mercure, donc c'est logique qu'ils soient de la même famille. Par contre je ne sais pas pourquoi, mais dès que j'ai vu Haru et qu'on a mentionné son père, j'ai tout de suite pensé que ça ne pouvait être qu'Alex ^^


Citation de Fisico, le 02/01/11 à 16:22
Le passage ou Robin se souvient soudainement de l'existence de sa soeur était assez cocasse également.


C'est ce que je dis quand je parle de relation fraternelle très forte dans ma review ^^ Spoiler ~ Cliquez pour afficher le contenu
Et puis je trouve quand même bizarre la fin, lorsque Stella s'exclame après avoir combattu la bête du chaos : "oh!!!! mon frère, qu'ais-je fait!!". Je veux dire, ce n'est pas comme si on avait croisé 36 homme-bêtes au cours de l'aventure, elle aurait pu avoir quelques doutes avant de l'affronter. Alors, même si elle ne pouvait pas lire toutes les pensées, obscurcies par les mystiques de l'ombre, elle aurait pu avoir une espèce d'intuition quand même... J'ai trouvé ça tellement affligeant qu'ils aient tous un air aussi surpris pour quelque chose de quasiment évident dès le départ...

 
Fisico

Posté le 02/01/11 à 20:22


Pour le dernier point que tu cites c'est à mettre sur le compte de la niaiserie ambiante du jeu, c'est du même niveau que "Mais oh mon dieu qui peut donc bien être ce mystérieux Ace ?!"
Ce n'était donc pas surprenant, juste... je ne sais pas, décevant ? atterrant ? consternant ? Comme tu le dis toi-même en fait.
Et j'ai peur que cette tournure débile de la mise en scène soit désormais celle qui dicte la série, c'est dommage parce que bien que maladroit les deux premiers laissaient quand même de la place pour quelque chose de plus sérieux.
 
ShadowYuri

Posté le 09/05/11 à 23:21


J'avais lancé une rubrique sur des "couples du RPG" sur mon blog (inaugurée avec Yuri et Alice de Shadow Hearts, pour ceux qui se souviennent), alors aujourd'hui j'ai ajouté un petit billet sur TiTS, parce qu'Estelle et Joshua le valent bien. ^^

Couple Du RPG : Estelle et Joshua Bright
 
ShadowYuri

Posté le 19/06/12 à 10:53


Après un Persona 2 sympathique sur PSP (et une hibernation de 6 mois côté gaming), j'ai récemment terminé The Legend of Heroes : Song of the Ocean. Un bon soft, un peu Grandia et Suikoden-like pour certains aspects, notamment en ce qui concerne la profondeur de son univers. D'où tout mon intérêt à le parcourir et, du même coup à écrire un petit test à son sujet ! ^^ Bonne lecture~

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Introduction : Ultime opus d'une trilogie, Song of the Ocean (SO) possède un background conséquent à exploiter, et promet aux fans de la première heure de lever le voile sur les derniers mystères entourant l'univers de cette longue épopée. Falcom a-t-il su combler toutes les attentes placées dans cette conclusion ?

La mise en scène de l'histoire se fait au lancement de l'UMD, lorsqu'on découvre la petite vidéo d'introduction, avant d'accéder à l'écran-titre. Le jeu nous propose de suivre l'histoire de trois troubadours : les jeunes Forte et Una, qui accompagnent le grand-père du jeune homme dans une folle quête à la recherche de pierres magiques. Ce n'est en effet pas le grand âge de Mac Brian qui va lui passer l'envie de partir explorer le monde lorsqu'il reçoit un colis d'une de ses connaissances. Une carte mystérieuse lui permettant de partir sur les traces de son modèle, un certain Léonne, c'est plus qu'il n'en faut pour convaincre le sexagénaire de repartir en solo pour un petit tour du monde. C'est sans compter sur les parents de Forte, qui pensent que leur adolescent de fils pourrait accompagner son grand-père. Soi-disant que celui-ci serait en plus en sécurité avec leur rejeton dans les pattes. Ai-je précisé que le vieux Mac Bain détruit de solides rocs d'un coup de point ?

Il est tentant de rire des clichés qui parsèment les premières heures de jeu. On retrouve ainsi l'amie d'enfance secrètement amoureuse du héros, les personnages un peu gaffeurs et compagnie... On a même le droit au grand-père très bien conservé physiquement et un peu puéril sur les bords. Du coup on se demande ce qu'il reste "d'héroïque" en chacun de ces protagonistes, car le jeu les présente pour ce qu'ils sont, à savoir des troubadours. Et puis finalement on finit par se faire à cette joyeuse troupe, qui apporte un peu de bonheur partout où elle passe et se produit. Ils apparaissent presque plus "complets", authentiques, banals, proches de nous... Ce ne sont pas des super-héros, mais ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont à offrir. Et en dépit de certains passages un peu exagérés, cela s'avère assez appréciable au final.

Il ne faut par ailleurs pas se faire avoir par les premières heures de jeu, où le rythme de l'intrigue est un peu mou. Nos héros sont amenés à faire des rencontres qui vont les changer, et nombre des personnalités rencontrées sont des plus charismatiques : notamment le diplomate "Slade", ou encore le capitaine Palman. Autant de personnages très classes qui vont grossir vos rangs le temps de quelques combats, et aussi apporter leur petite contribution personnelle à l'histoire. Là où les protagonistes de certains J-RPG s'enlisent pour s'effacer face au groupe (comme c'est malheureusement le cas dans un Shadow Hearts ou un Xenoblade), le fait que les membres de l'équipe changent en permanence apporte une dynamique qu'on on ne retrouve pas dans beaucoup de productions du genre. La série de Falcom s'apparente en cela aux Grandia notamment, même si on apprécie le fait qu'ici, le départ d'un personnage jouable ne soit pas un adieu, mais bien un simple au revoir. Enfin, les fans des opus précédents (A Tear of Vermilion et Prophecy of the Moonlight Witch) seront très certainement ravis par l'évolution de l'intrigue passé un certain cap... On voit que Falcom a pensé à faire des liens entre les opus : autant vous laisser le plaisir de la découverte en la matière.

En contraste avec la richesse de son univers et du scénario, le gameplay s'avère franchement raté. Principalement parce qu'il s'agit de la troisième fois qu'on nous ressert la même formule, une version remaniée pour la PSP. Les jeux originaux étaient en semi-temps réel, ici on a le droit à du simple tour par tour. On conserve toutefois la possibilité d'éviter les monstres sur la carte, ce qui évite d'agacer le joueur avec une fréquence aléatoire trop élevée des affrontements. Les personnages ont chacun une palette de techniques qui leur est propre : skills et magies. Les premiers peuvent s'utiliser sans besoin de recourir à un capital de points de magie, par opposition aux seconds. Il est à noter qu'au cours de votre périple, vous obtiendrez pour les besoins de l'intrigue un total de 24 pierres magiques. Celles-ci peuvent être équipées, au nombre de 4 maximum, par vos 3 personnages principaux (Forte, Una et Mac Bain), les autres héros ayant leur propre style de combat en compensation. On a également la possibilité de faire jouer chaque personnage jusqu'à deux fois par tour de combat, grâce à une petite jauge qui se remplit lorsque vous infligez/prenez des dégâts. Lorsqu'elle est pleine, vous pouvez "voler" à un adversaire son tour d'action (attention à ne pas le faire lorsque c'est à un allié d'agir !), et lui asséner une super-attaque dont il se souviendra. Malheureusement c'est la seule subtilité notable du système de combat, les affrontements étant par ailleurs trop simples pour forcer le joueur à exploiter toutes les possibilités, dommage. En revanche on apprécie l'existence d'un accessoire, le Noise Bell : celui-ci permet de faire fuir tous les ennemis, vous dispensant d'une expérience accordée trop généreusement sinon. Ainsi il est possible de ne pas se retrouver trop en décalage avec le niveau du jeu.

Le système de gain d'expérience est par ailleurs assez bien conçu, puisqu'il permet à tous les membres de l'équipe de gagner le même nombre de points. C'est important puisque contrairement à ses prédécesseurs, SO permet de recruter jusqu'à six personnages jouables en même temps. Il y en a donc deux qui ne peuvent pas participer aux combats, le cas échéant. De plus, ceux qui arrivent en cours de route ont un équipement tout prêt et un niveau adapté, ce qui évite de perdre des heures de level up aussi inutiles qu'embêtantes. Mais bien sûr ça n'arrange pas la difficulté du jeu, déjà très faible... Et tout de même, on se demande franchement ce que les développeurs de chez Falcom ont avec le niveau 40, puisque passé ce stade, comme dans la plupart des autres opus (ToV, MW, TiTS), il s'agit d'un plafond tant l'expérience acquise devient ridicule. Bref, ce système présente l'avantage d'être très ergonomique, malgré la frustration qu'il pourra susciter chez les joueurs compulsifs du niveau 99...

Le joueur est un peu plus libre de ses mouvements que dans les précédents opus : les points de non-retour sont clairement annoncés en général, et on peut se balader tant qu'il n'y a pas de crise majeure à résoudre. Comme dans ToV et MW il y a un certain nombre de livres à rassembler en guise de quête annexe, divers bonus et une chronologie à compléter. Celle-ci étant accessible à tout moment via le menu, c'est un véritable plaisir de la voir se remplir au fur et à mesure, d'autant plus quand le jeu finit par nous reparler de ses prédécésseurs dans la deuxième partie. Encore une fois, la série possède un background accrocheur et travaillé, et c'est incontestablement son point fort.

Dernières remarques à formuler, concernant l'audio et la localisation. Les musiques sont faites à l'image du jeu : ce que nos yeux voient, nos oreilles l'entendent. Des musiques d'ambiance calmes aux envolées épiques, on n'a pas envie de couper le son un seul instant. Les thèmes de combat sont particulièrement efficaces et nombreux. Dommage que les musiques des villages ne soient pas plus diverses, cela aurait pu rendre chaque endroit un peu différent du précédent. Enfin, on peut dire que Namco Bandai s'est surpassé pour la localisation. Celle de ToV était tellement médiocre (mots coupés, oubliés, texte sortant du cadre), ils n'ont pas eu trop de mal à faire mieux avec MW et SO. Mais là ce n'est pas seulement une adaptation des textes juste correcte à laquelle on a le droit, non ! Ils ont même pensé à ne pas toucher au post game (on peut enfin faire un new game +), et à l'interaction entre les jeux... Dans SO on trouve à plusieurs reprises une sorte de téléporteur qui nous permet d'accéder à une partie annexe du jeu, spécialement dédiée aux fans de la trilogie. Un bon point pour ce dernier opus. Du coup on se retrouve avec un jeu à peu près complet, pour une fois, même si la traduction n'est pas toujours exemplaire.

Conclusion : SO est à la fois le meilleur et le moins bon de la trilogie Gagharv. Le meilleur, car c'est indéniablement le plus complet au niveau du gameplay (en tout cas en version US), et que son histoire est sans doute la mieux rythmée des trois épisodes. En revanche des défauts agaçants persistent, principalement la facilité déconcertante qui en vient à tuer le gameplay. S'il n'y en avait qu'un à conseiller parmi les trois Gagharv, ce serait sans doute celui-ci, de par le dynamisme de son intrigue et l'ergonomie offerte (au détriment de la difficulté nécessaire au hardcore gamer).

+ L'ergonomie globale du jeu (système d'expérience et new game +)
+ La chronologie Gagharv qui se complète au fil de notre avancée
+ Excellente durée de vie, l'aventure est longue et bien rythmée
+ L'interactivité avec les données de ToV et MW
+ Des héros franchement classes
+ Ost de qualité

- Quelques ralentissements
- La facilité qui tue le gameplay
- Une localisation tout juste passable par moment
- Une linéarité qui tend à s'effacer, mais son ombre n'est jamais loin...

Note Indicative : 16/20.

 
Mortimer

Posté le 19/06/12 à 12:51


Hmmmm intéressant, je vais en faire mon jeu de l'été!
L'année dernière je me suis fait Trails in the sky, cette année ça sera celui la.

D'ailleurs toujours pas de nouvelle du second épisode de TitS?

EDIT: "Ultime opus d'une trilogie". Ah... et le deux opus précédents sony aussi sur PSP?
On risque de rien comprendre au scénar si on commence direct par cet épisode?
 
Vladisaac

Posté le 19/06/12 à 18:37


J'ai tenu que 2h sur la version PSP de Tear of Vermilion ->. La trilogie de Gagharv n'a malheureusement pas eu droit à un portage et à une localisation digne de ce nom sur PSP, dommage.

Citation de Mortimer, le 19/06/12 à 12:51
D'ailleurs toujours pas de nouvelle du second épisode de TitS?

Encore rien d'officiel, mais il y a d'énormes chances pour que le jeu soit localisé non pas sur PSP... mais sur PC (donc sur Steam) faisant suite aux sorties de Ys Felghana et Ys Origin.
 
ShadowYuri

Posté le 20/06/12 à 10:08


Citation de Vladisaac, le 19/06/12 à 18:37
J'ai tenu que 2h sur la version PSP de Tear of Vermilion ->. La trilogie de Gagharv n'a malheureusement pas eu droit à un portage et à une localisation digne de ce nom sur PSP, dommage.


J'ai lu sur gamefaqs que le système de combat originel était assez perfectible aussi, apparemment : pas mal de lag pendant les combats, en semi-temps réel du coup. Déjà que c'est pénible quand ça arrive à 3 ou 4 endroits du jeu... Bref je comprends qu'on n'aime pas le nouveau système de jeu, mais je pense malgré tout que le confort de jeu, l'ergonomie, peut satisfaire un certain public. Et en tous les cas les jeux sont vraiment sympa à faire pour leur scénario. ^^

Morti : je pense que ça va surtout te donner envie de faire les autres XD Le jeu possède vraiment une histoire indépendante sur laquelle il se construit, les autres opus étant l'objet de quelques allusions, mais rien d'insurmontable pour un novice. Et comme toi, c'est n'en pouvant plus d'attendre la suite de TiTS que j'ai voulu y jouer ^^
 
Mortimer

Posté le 20/06/12 à 11:32


Je vois. Je prends alors! ^^
 
ShadowYuri

Posté le 16/08/12 à 18:18


Test de Xenoblade, après l'avoir "fini" en 107h =) J'ai pas le courage de continuer plus pour l'instant *s'enfuit très loin avant de recevoir la foudre blasterienne*



Introduction : Découvert en juin 2011 en version japonaise, Xenoblade a suscité chez moi une attente particulière, bien indépendamment de tout le buzz qui est né plus tard sur la toile. Le jeu paraissait fun, un peu complexe à maîtriser de prime abord, vaste, avec un univers et une bande son très riches. Et fin août, je reçois la VF... Un an plus tard et une première partie terminée, il est temps de faire le point sur le titre de Monolith Soft.

Le titre s'ouvre sur une bataille de grande ampleur entre les Homz et les Mekons, les êtres humains contre les machines. Les Homz semblent bien se défendre, et disposent d'un atout non négligeable : la Monado, une épée qui procure à Dunban, son maître, de nombreux pouvoirs. À vrai dire, elle possède tellement de ressources, que les Homz eux-mêmes n'en connaissent pas tous les secrets. Après ces premières batailles, on nous présente le cadre plus général dans lequel va se dérouler le soft : deux géants qui se font face, immobilisés pour l'éternité après une lutte ancestrale dont Bionis (le géant des êtres vivants, par opposition aux Mékons) serait sorti vainqueur...

Après une ellipse temporelle, le jeu nous propose d'incarner trois villageois, amis d'enfance : Shulk, Fiora et Reyn. Ils vivent à la colonnie 9, et leur vie semble bien réglée grâce à la victoire sur les Mékons, remportée l'an passé. Malheureusement, les êtres mécaniques ne semblent pas avoir dit leur dernier mot : alors qu'on pensait la menace écartée, une armée de Mékons envahit la colonnie 9. Les victimes sont nombreuses, et Dunban repousse difficilement les assauts : utiliser Monado l'épuise... C'est alors que Shulk surprend tout le monde, en apprenant à maîtriser la Monado à la place de ce héros de guerre ! Il parvient sans trop de mal à repousser les premiers adversaires, mais un ennemi plus puissant surgit soudain, et là...

L'intrigue de Xenoblade a plusieurs bons côtés. Elle démarre assez fort, et on se prend à s'attacher aux personnages au grés des scènes fortes dès le début (l'attaque de la colonie 9 notamment). Les faiblesses techniques (modélisation des visages, synchronisation labiale) sont compensées par la qualité de la mise en scène : dynamique, avec un bon fond sonore. Les ennemis qu'on affronte ont la facheuse tendance à être titanesques, ce qui n'arrange rien. Bref, on s'ennuie rarement lors des cinématiques, et les premières heures sont du tout bon. Malheureusement le jeu se traîne un peu en longueur, ce qui fait retomber le soufflé après quelques heures : des révélations pas si surprenantes que ça, des personnages qui ne s'investissent plus dans les évènements (pourtant il en faut de la motivation pour sauver le monde) voire qui agacent... Pas un mauvais point en soi, la longévité du titre pourra toutefois constituer un défaut pour certains joueurs, qui aiment qu'après 70h, un jeu cesse de les narguer en repoussant à n'en plus finir le grand final.

Mais parlons de ce qui fait la particularité de ce RPG sur Wii : l'immensité de son univers. Lorsqu'on découvre les géants Bionis et Mékonis, le jeu nous laisse nous en faire une petite idée. Mais celui-ci n'est pas seulement gigantesque, il est dépaysant. Des plaines immenses à une jungle luxuriante, en passant par diverses grottes et autres lieux qui vous réservent bien des surprises (les marais, les monts enneigés), vous ne risquez pas d'oublier le voyage. Les développeurs n'ont pas oublié de truffer les décors de multitudes de petits détails ; on apprécie particulièrement le réalisme lié au passage du temps, symbolisé par l'alternance jour/nuit, mais aussi par les petits aléas météorologiques. Pluie, tonnerre et chute de neige, tout y passe, et cela a une incidence sur la faune présente, ainsi que l'heure de la journée naturellement. Insectes, herbivores, carnivores, créatures plus ou moins virulentes sont au programme. Et comme dans tout bon écosystème, il y a des créatures faibles et des prédateurs, ainsi il n'est pas impossible qu'autour de la colonie 9 vous rencontriez déjà des monstres aux niveaux 70+... Courage, fuyez ! Les monstres ultimes dépassent même le niveau 99, donc autant dire qu'ils doivent être là depuis un petit bout de temps et qu'il y a sans doute une bonne raison à cela. À vous de les destituer de leur place dans le règne animal.

Dommage que dans les dernières heures de jeu, l'univers traversé au long du scénario cesse un peu de nous émerveiller. Mais côté exploration, ce n'est pas d'avoir une centaine d'heures de jeu à votre actif qui vous empêchera de découvrir quelque chose. Et l'exploration est rendue d'autant plus agréable, que le soft dispose d'une bonne distance d'affichage, et de chargements relativement rares (vu qu'ils n'interviennent qu'aux changements de zone, et que chaque zone est gigantesque). Un bon point donc, le jeu est vraiment agréable à parcourir, à découvrir, et on prend plaisir à rester bêtement sur place, ne serait-ce que pour profiter de la bande son.

Le gameplay se révèle assez riche, tout en ne déboussolant pas les habitués du genre : vous contrôlez un personnage, accompagné de deux alliés contrôlés par l'ordinateur. Vous vous déplacez et commencez un combat en temps réel sur la carte : soit un ennemi vous repère, soit vous choisissez de l'affronter. Il est possible de fuir l'affrontement si l'ennemi semble trop redoutable, et si d'aventure vous succombiez de vos blessures, vous recommenceriez au checkpoint le plus proche. Et ça vaut mieux ainsi, car on a vite fait de sous-estimer certains adversaires... Au fil de votre avancée dans un lieu, vous découvrez de nouveaux sites et des repères, qui deviennent tout autant de précieux points de téléportation tout au long de l'aventure.

En combat, chaque personnage attaque automatiquement l'adversaire ciblé ; le leader peut donner quelques ordres simples à ses compagnons ("attaquez la même cible !", "restez derrière moi !") et changer de cible si besoin. Chaque protagoniste dispose d'une palette de techniques de combat, gagnées en montant de niveau, ce qui permet de varier le style de jeu selon vos envies. On peut attaquer l'ennemi par l'arrière ou sur les côtés pour des dégâts ou des effets supplémentaires, et d'autres techniques permettent de soutenir ses alliés, handicaper l'adversaire, etc. Vaincre les ennemis donne des points à répartir pour l'amélioration ces arts, dont le niveau maximum peut être augmenté en utilisant des grimmoires spéciaux.

À noter, la particularité de Shulk qui dispose d'une deuxième palette de techniques, associées à la Monado, et surtout d'un pouvoir bien utile conféré par l'arme, celui de prédire l'avenir. En combat, votre leader peut ainsi savoir à l'avance lorsque certains ennemis s'apprêtent à porter un grand coup. Libre à vous de le contrer en vous protégeant, ou en essayant de déstabiliser l'adversaire, pour le faire ensuite tomber à terre. L'accent est mis sur la coopération : lorsque vous prévoyez une attaque adverse, vous pouvez demander à un allié d'utiliser une de ses compétences. Si l'un d'entre eux est tombé au combat vous pouvez le ranimer, l'aider à se relever s'il est à terre, etc. Et vous pouvez également faire des combos avec les trois personnages qui interviendront une ou plusieurs fois pour attaquer le même monstre. Les dégâts sont ainsi augmentés, et pour certains monstres, c'est le seul moyen de les destabiliser par exemple. Tout ce qui a trait à la coopération est lié à une petite barre de formation, et utilise une petite unité de cette barre (sur un maximum de trois). Lorsqu'elle est vide, il faut la remplir en attaquant l'ennemi, et en utilisant les compétences au mieux (attaquer par derrière si cela confère un avantage par exemple). Lancer un combo avec toute l'équipe nécessite que votre barre soit pleine et cela la vide ; ça peut donc vous empêcher de soigner un allié dans le coma pendant un petit moment, d'où une part de stratégie non négligeable dans les combats.

Après, le jeu reste globalement assez facile, du fait que les découvertes d'un lieu vous rapportent quantité d'expérience, ainsi que l'accomplissement des nombreuses quêtes annexes du jeu. Il n'est pas rare de finir par être trop puissant tant on prend plaisir à explorer l'univers qui s'offre à nous, et on peut ainsi regretter que les développeurs n'aient pas pensé un système à la Final Fantasy VIII, où les monstres s'adaptent aux niveaux des membres d'équipe. Cela aurait permis de rééquilibrer la part de challenge offerte. Elle se révèle en effet très insuffisante en début de jeu, et assez déstabilisante sur la fin, lorsqu'il faut leveler pour tenir la route contre un boss...

Sinon, le jeu regorge de petites choses à faire : les quêtes annexes en constituent une part importante, avec la customisation de votre équipe. Des compétences à effet permanent peuvent être apprises et partagées entre les membres de l'équipe. Renforcer les liens entre eux (par des cadeaux ou en coopérant) améliore votre efficacité lors des affrontements. Chaque lieu regorge de PNJ avec leur propre histoire, et accomplir certaines quêtes revient à faire ou défaire des liens les unissant à d'autres personnages. Tout cela se trouve récapitulé dans le sociogramme, qui indique également quand on peut trouver chaque individu dans la journée. Pour les membres de l'équipe, améliorer l'entente permet aussi de développer leur relation, par des petits dialogues débloquables en certains points du jeu, à la manière des private actions d'un Star Ocean. Dans Xenoblade il y a beaucoup à découvrir et beaucoup à faire, on apprécie pour cela la présence d'un new game +. Détail amusant au passage, un bug dans la version japonaise empêche le compteur de temps de dépasser 99h59, et pour la sortie européenne, Nintendo a du s'apercevoir de ce détail plutôt surprenant, puisqu'on peut enfin jouer plus de 100h à Xenoblade. Réjouissant, n'est-ce pas ?

Conclusion : Xenoblade s'est fait attendre, mais l'attente fut récompensée par une localisation digne de ce nom, qui permet à un large public de découvrir ce RPG atypique. Long, bien rythmé, avec des décors splendides et une faune impressionnante, le titre de Monolith Soft nous en donne pour notre argent du début à la fin. Son côté MMO offline se marie bien avec la richesse de son univers, qui fait qu'on a toujours envie d'en découvrir plus, si bien qu'on ne compte plus les heures de jeu accumulées. Si le soft a ses défauts, il ne se contente pas d'être l'un des seuls représentants du genre sur la console pour nous satisfaire. Il va au-delà des attentes, et c'est en cela qu'il s'avère bluffant.

+ Localisation en français avec les voix originales en option
+ Le réalisme des environnements (le climat, la faune)
+ Une ôde au voyage, le dépaysement est garanti
+ Des cinématiques bien mises en scène
+ Très peu de chargements
+ La longévité du titre

- Problème de calibration de la difficulté
- Les menus, peu ergonomiques et un brin illisibles
- Des personnages vraiment insipides durant la quête principale
- Des référencements qui manquent et dont on aurait bien besoin (un bestiaire...)

Note Indicative : 17/20.
 
ShadowYuri

Posté le 01/07/13 à 19:13


Puisque c'est d'actualité, voici mon pavé sur le dernier Fire Emblem!
 
ShadowYuri

Posté le 09/08/13 à 14:25


Je vous invite à succomber aux charmes d'un petit plateformer sur GBC/e-shop, avec Shantae.
 
ShadowYuri

Posté le 28/10/15 à 15:02


Cela fait un moment que je n'ai pas reparlé de mes tests, je vous invite à lire ce que j'ai écrit pour un jeu d'aventure narratif, Life is Strange (en téléchargement sur les PS et Xbox/PC). Si vous souhaitez consulter ce que j'ai écrit pour les autres épisodes, direction mon blog, notamment pour le premier épisode.

Introduction : L'aventure aura au final duré 8 mois pour les joueurs s'étant intéressé à Life is Strange dès ses débuts. Pour les développeurs, sans doute beaucoup plus. Pour Max et Chloé, seulement quelques jours. Dans tous les cas, une évolution constante a permis à la série de se trouver de nouveaux adeptes à chaque parution d'un nouvel épisode. Ce dernier chapitre est-il à la hauteur des attentes?

Petit extrait musical.

Le final de l'opus 4 était encore plus accablant que celui du volet précédent, puisqu'il marquait pour le joueur un point de non-retour. Plus rien ne serait jamais pareil désormais, il fallait l'accepter. Ou continuer de se battre envers et contre tout, afin de peut-être réaliser l'impensable. Alors bien sûr, cet épisode est un nouveau moment où le joueur doit faire des choix. Ces derniers entraînent des conséquences plus ou moins évidentes, dans la mesure où les pouvoirs de Max viennent bousculer le cours des évènements. Tout s'enchaîne assez vite, on perd pied à certains moments : est-ce que ce qui se passe est réel? Est-ce que ça ne risque pas de disparaître, tel une feuille emportée par le vent?


L'épisode 3 nous montrait effectivement les limites de ce que Max peut faire avec son pouvoir. Elle voyage dans le temps certes, mais pas au sens du fantasme qu'on a tous en tête à ce sujet. Et cet épisode est celui de la dernière chance pour Max, elle n'aura plus d'autre occasion d'arranger sa situation ou celle de son entourage. Aussi, l'adolescente use de toutes les cordes à son arc pour trouver une solution. Et ce faisant, elle s'isole de plus en plus de tout le reste. Elle se déconnecte peu à peu, pour s'efforcer d'atteindre son objectif.

En terme d'ambiance, Polarized offre le plus bel hommage qu'on puisse faire à une excellente série de survival horror, dont un opus qui ne verra probablement jamais le jour. Et par la même occasion, il surprend, bouscule, mais surtout il énerve et il épuise Max/le joueur. Tout ce qui concerne le gameplay et la narration singulière de cet épisode, se trouve renforcé par l'aspect audio. Les moindres bruitages ou paroles sont là pour faire vivre au joueur un véritable cauchemar jusqu'au bout de l'aventure. Une fois sorti du rêve, il ne restera plus qu'un choix à faire...


Conclusion : Avec ses qualités récurrentes, Life is Strange a su se créer une identité forte. L'expérience narrative nous a fait traverser différents genres de jeu, différentes atmosphères. DONTNOD a montré sa maîtrise dans la conception d'un jeu épisodique, avec des conclusions partielles étudiées pour susciter de vives émotions chez le joueurs. Pour autant, il faut bien garder à l'esprit que Life is Strange ne pourra pas convenir à tout le monde. Ceux qui sont hermétiques à la thématique du passage à l'âge adulte (et donc aux problèmes liés à l'adolescence) s'arrêteront inévitablement sur les clichés et une certaine lenteur de l'intrigue. Mais pour tous les autres, la qualité de l'écriture des dialogues est l'argument qu'il faut retenir pour comprendre qu'il n'y a pas à hésiter. Life is Strange est l'une des grandes réussites vidéoludiques de 2015.

Aucune citation pour ce dernier épisode, c'était vraiment un chapitre différent, et pas vraiment placé sous le signe de l'humour. Par contre, voici ce que je retiens de Life is Strange...

+ Des personnages très attachants, le journal intime de Max
+ Les différentes ambiances propres à chaque épisode
+ Un univers très réussi esthétiquement parlant
+ La bande son, particulièrement immersive
+ L'humour et les références culturelles
+ Format épisodique bien pensé
+ Un final plutôt bien réussi

- Des baisses de rythme à certains moments
- Uniquement disponible en dématérialisé (pour l'instant?)
- Techniquement pas à la hauteur (la synchronisation labiale, les visages...)

Note Indicative : 8/10.

 
ShadowYuri

Posté le 05/06/17 à 13:52


Test de Fire Emblem Echoes sur Filgaia : ici.


 
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